• Thèse soutenue le :
  • 2006-12-07

Résumé

Les opérateurs de fusion propositionnelle permettent de déterminer les croyances/buts d’un groupe d’agents à partir des croyances/buts individuels, exprimés par des formules de la logique propositionnelle. Deux critères souvent utilisés pour comparer les opérateurs existants sont la rationalité et l’efficacité algorithmique. Notre thèse est que ces deux seuls critères ne suffisent pas et qu’il faut considérer en plus celui de la manipulabilité. Un opérateur de fusion est dit manipulable si l’un des agents intervenant dans le processus de fusion réussit à modifier le résultat de la fusion, pour le rendre plus conforme à ses attentes, en mentant sur ses véritables croyances/buts. Un opérateur de fusion manipulable ne donne aucune garantie quant à l’adéquation des résultats qu’il donne aux croyances/buts du groupe puisqu’il n’incite pas les agents à fournir leurs croyances/buts véritables. Dans cette thèse, notre première contribution est une étude de la manipulabilité des opérateurs de fusion propositionnelle existants. Elle montre qu’aucun opérateur de fusion existant ne remplit pleinement les trois critères considérés : rationalité, efficacité algorithmique et non-manipulabilité. Notre seconde contribution concerne la mise en évidence de deux nouvelles familles d’opérateurs de fusion disjonctifs, i.e. des opérateurs qui assurent que le résultat de la fusion implique la disjonction des informations initiales. Les opérateurs de ces familles constituent des alternatives intéressantes aux opérateurs (disjonctifs) à sélection de formules, qui ont une complexité algorithmique élevée, sont manipulables et ne sont pas pleinement rationnels.